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Histoire de l'imprimerie

L'imprimerie est un groupement de techniques permettant de reproduire en grande quantité des écrits et des illustrations sur un support physique, permettant ainsi une distribution de masse.

Le plus souvent les supports sont plats et la matière la plus utilisée est le papier.

Communément appelé la chaîne graphique, cet ensemble de techniques vont de la composition des textes au façonnage (reliure, assemblage, pliage...) en passant par le traitement des images (photogravure), l'impression et la relecture.

Suite à la Seconde Guerre mondiale l'appellation « imprimerie » fut remplacé par l'expression « industries graphiques ».

L'imprimerie permet de produire des documents en les transmettant sur du papier.


Histoire

L'histoire de l'imprimerie est directement liée au développement de l'humanité. Des scribes de l'Égypte antique, qui écrivaient sur papyrus et gravaient sur la pierre, aux moines médiévaux, qui recopiaient à la main les œuvres religieuses, l'homme a ainsi pu pérenniser sa culture à travers le temps.

Au fil des années, l'homme a cherché à automatiser ces procédés de copie pour permettre de répandre le savoir rapidement et à moindre coût. Ainsi cela permit aux chinois, qui furent les premiers inventeurs de l'imprimerie, de diffuser le bouddhisme, l'écriture et l'essentiel de leur culture, en Corée, puis au Japon.

Dès le VIIe siècle, la xylographie a été pratiquée en Chine où les plus anciens xylographes ont été retrouvés.

L'impression se fait à la main, la matrice gravée est recouverte d'encre à l'aide d'un blaireau. La page est ensuite imprimée manuellement, en frottant le verso de chaque feuille avec une sorte de poutre en bois entourée de tissu.

Les Chinois ont été les premiers à utiliser les caractères mobiles, au XIe siècle. Cette technique leur permit d'accélérer les procédés de mise en page des textes par la réutilisation des caractères, plutôt que de graver toute une planche à chaque page.

En Europe, la plus ancienne xylographie occidentale connue est la matrice dite le « bois Protat », découverte en 1899. Il s'agit d'un bois gravé datant d'environ 1370 à 1450.

En 1455 Gutenberg (Johannes Gensfleisch) conçoit un procédé faisant usage de caractères mobiles, la typographie moderne voyait le jour. Il présente alors la presse à imprimer qui permet une impression uniforme et rapide.

En 1451, la grammaire latine de Donatus fut le premier livre européen imprimé avec des caractères mobiles par Gutenberg.

L'invention de Gutenberg est réclamée à travers toutes les plus grandes villes d'Europe. Selon les estimations, il s'est publié 20 millions de livres en Europe de 1455 à 1500 alors que la population était de cent millions d'habitants. En France, c'est à Paris en 1470 que le premier livre fut imprimé.

La typographie occupe la scène de la communication du XVIe siècle jusqu'au troisième quart du XXe siècle.


Impact de l'imprimerie

L'invention de l'imprimerie a eu pour conséquence une croissance rapide du nombre total de livres imprimés : 200 millions au XVIe siècle, 500 millions au XVIIe siècle, 1 milliard au XVIIIe siècle (estimation The Journal of Economic History, vol.69, No 2 2009, p.409-445).

L'accès aux livres par une population de plus en plus large et la pratique individuelle de la lecture renforce la liberté de pensée et la libre interprétation.

C'est aussi grâce à l'imprimerie que va naître le roman pour devenir en quelques siècles le genre littéraire par excellence.


Évolution des procédés d'impression

Durant des siècles, l'imprimerie ne connaitra pas réellement d'innovation technique majeure. Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour voir apparaitre la première presse entièrement métallique.

L'invention de la linotype dans les années 1880 va véritablement révolutionner l'imprimerie en accélérant la composition. La mise en page passait du placement à la main des caractères mobiles à une saisie au clavier des lignes de texte.

À partir de 1940, le concept de plaque fut imaginé. La plaque imprimante - qui pouvait comporter du texte ou une image - fixait l'encre aux endroits voulus par charge électrostatique ou par insolation. Les premiers photocopieurs ainsi que les plaques offset virent le jour peu de temps après.

Les procédés progressent davantage avec l'informatisation de la composition puis l'apparition du laser. Dès lors, les imprimés ne se font plus à la pression des caractères sur le papier mais par l'absorption de l'encre par celui-ci là où elle est fixée par la plaque offset.

L'apparition des premiers ordinateurs personnels et en particulier les Macintosh en 1984 a bouleversé cette industrie en démocratisant la Publication Assistée par Ordinateur. La PAO rend accessible au plus grand nombre l'acquisition d'images numérisées, retouches d'images, création de dessins vectorisés ou encore mise en page permettant d'amalgamer texte et images.

En parallèle, l'ensemble de la chaîne graphique va également connaitre de profondes évolutions telles que l'apparition des flasheuses, puis le graveur de plaque (Computer to Plate), et enfin le Direct Imaging.


Différents types de procédés d'impression

Il existe deux types de procédés d'impression : le procédé traditionnel avec forme imprimante et le procédé numérique sans forme imprimante.

Les procédés traditionnels

L'offset est encore aujourd'hui le procédé majeur d'impression. C'est une technique dite « à plat » sans relief, ni creux sur une forme imprimante, et basée sur la répulsion de l'eau et de l'encre grasse.

Ce procédé tient son nom « offset » de la présence d'une surface intermédiaire entre la forme imprimante et le support : le blanchet. Ce dernier est un matériau caoutchouteux destiné à « reporter » (en anglais : to set off) l'image de la plaque au support. Les parties qui sont à imprimer sont transférées de manière photomécanique sur la plaque, sur laquelle se distinguent ensuite deux types de revêtements : l'aluminium, qui accepte l'eau et repousse le gras (hydrophile), l'eau ira donc s'y loger, et les parties ainsi mouillées ne seront pas imprimées. Par ailleurs, d'autres parties, à imprimer, sont composées de cuivre ou d'une matière polymère (lipophile), qui accepte inversement le gras pour rejeter l'eau. L'encre vient donc s'y positionner.

Dispositif de l'impression offset

Le transfert de l'encre s'effectue par un double report : de la plaque sur le blanchet en caoutchouc d'abord, puis du blanchet sur le papier ensuite. L'offset se classe donc parmi les procédés d'impression indirects.

Les presses offset fonctionnent soit de façon discontinue (machines à feuilles), soit en continu (machines dites rotatives).

De part sa souplesse et sa capacité à s'adapter à une large variété de produits, l'offset permet de couvrir une gamme de tirages relativement large. De plus, ce procédé d'impression fournit des produits de qualité, à un coût relativement faible. Parmi ses applications, on notera les publications de tous genres (presses quotidiennes et périodiques, publicité, livres, catalogues, brochures...), des emballages (cartons, étiquettes...). L'impression est également possible sur divers supports (papier et carton, polymère, métaux).

En effet, il est rentable jusqu'à quelques centaines de milliers d'exemplaires. Au-delà on lui préférera l'héliogravure.

L'héliogravure est une technique d'impression directe sur le support final. L'encre est déposée dans les alvéoles d'un cylindre métallique gravé en creux. L'impression est obtenue par pression du cylindre sur le support à imprimer. Ce procédé trouve son utilité sur de très gros tirages (plus d'un million d'exemplaires) ou des travaux à pagination importante tels que emballages, catalogues de VPC, magazines à gros tirages, brochures touristiques, etc...

La flexographie est un procédé d'impression en relief et dérivé de la typographie : un cylindre ou une plaque souple (caoutchouc ou photopolymère) reporte directement l'impression sur le support. Son avantage réside dans le fait qu'il permet l'impression sur des supports très variés (sur carton ondulé, sacs papier ou plastique, emballages agroalimentaires...) par l'utilisation d'encres à séchage ultra rapide ou par ultra-violets.

Dérivée d'une technique ancienne de teinture chinoise, la sérigraphie (screen printing en anglais) tire son nom de la soie avec laquelle sont fabriqués les « écrans » (sorte de pochoirs) qui sont utilisés avec ce procédé. A la façon des pochoirs, l'encre est déposée sur le support à imprimer puis raclée. L'encre ne traverse que les parties non cachées de l'écran de soie qui s'interpose entre le support et l'encre. Le domaine d'applications est large et sur différents types de support (pas nécessairement plats tels que les bouteilles, boîtes, textiles, machines, bois, etc... La sérigraphie permet aussi de réaliser de grandes surfaces (bâches sur des façades d'immeubles par exemple).

Procédé d'impression basé sur le principe du timbre en caoutchouc, la tampographie est une technique consistant à transférer l'encre contenue dans le creux d'un cliché, obtenu par photogravure chimique, sur un objet au moyen d'un tampon transfert en caoutchouc silicone. Parfaitement adapté à tous types de formes, de graphisme et de pièces, ce procédé garantit un marquage précis et rapide quels que soient les volumes à réaliser.

Les applications sont nombreuses pour tout ce qui concerne les marquages (touches de clavier, boutons dans les voitures, capsules de bière...).

Les procédés numériques

L'impression numérique offre une grande diversité de réalisations sur différents supports et apporte en outre une solution haute définition pour les petites séries. Ce qui caractérise ce procédé sont :

  • impression directe sur le support sans utilisation de forme imprimante ;
  • pas d'interruption du flux numérique, l'impression se fait de l'ordinateur au tirage de manière continue ;
  • certaines « données variables » d'une page imprimée (texte et/ou image) peuvent être différentes à chaque exemplaire imprimé sans diminuer la vitesse d'impression et apporte ainsi de la valeur ajoutée à l'imprimé.

L'impression jet d'encre est un procédé d'impression qui consiste à projeter de fines gouttelettes d'encre sur un support à imprimer. On retrouve cette technologie sur la plupart des environnements de travail (domicile et entreprise).

La xérographie (ou Électrophotographie) est un procédé d'impression à sec utilisant deux phénomènes physiques : la photoconductivité et l'attraction de deux corps chargés d'électricité statique de signe opposé. Le cylindre d'impression est recouvert d'un polymère spécial qui est éclairé au laser ce qui induit un changement dans ses propriétés. Il va alors attirer de fines particules contenues dans un toner liquide ou solide. L'encre va, par la suite, être transférée sur le papier puis chauffée (cuisson) afin d'assurer sa cohésion. Les photocopieurs et les imprimantes laser fonctionnent selon ce procédé.

Le procédé d'impression thermique utilise un ruban contenant de l'encre qui est chauffé et piqué là où un point de trame est voulu. On reprend ainsi le principe de la dorure à chaud. Les applications sont plutôt celles de sorties papier photographique.


Les étapes de fabrication d'un imprimé

La chaîne graphique est l'ensemble des étapes rassemblant des savoir-faire et des matériaux différents et complémentaires dans le but de réaliser un produit imprimé.

1/ Conception

La préparation d'un travail destiné à l'impression passe par les phases de réflexion sur le produit, l'écriture de son contenu, le rassemblement des matériaux illustratifs (photographies, dessins, graphes, etc.), puis sur l'ébauche de ce que devrait être le produit fini.

Maquette

Le maquettiste va réaliser une ou plusieurs versions de mise en pages avec les éléments fournis (textes, images, rough...) et l'on passera à l'étape de la composition.

Composition et mise en page

La composition est l'étape qui consiste à mettre en forme un texte ou une page de texte afin d'être exploitable pour l'impression. Autrefois réalisée manuellement, cette étape se fait désormais informatiquement à l'aide de logiciels graphiques.

La mise en page consiste à réunir et assembler tous les éléments (textes, images, illustrations, fonds de couleurs) qui constituent la page finalisée.

C'est le travail de la publication assistée par ordinateur (PAO). Il s'inspire de la maquette fournie pour faire la mise en page et suit le chemin de fer qui définit l'ordre des pages et les emplacements des rubriques, publicités, hors-texte, etc.

2/ Prépresse

La prépresse consiste à rassembler les éléments (texte, image...) transmis par le client et de les mettre en page afin de produire des plaques d'impression (ou formes imprimantes) qui seront montées sur une presse à imprimer.

Photogravure

Le photograveur entre alors dans la ronde. C'est lui qui va, grâce au scanner, numériser les images et les divers éléments qui composeront la page finalisée. Il a en charge la retouche des images avec un logiciel dédié : ajustement de la colorimétrie et du contraste des images, élimination des poussières, des défauts, et mise à l'échelle... Il se charge également de l'assemblage et de la mise en place des éléments qui composent la page (souvent seront incorporés plusieurs images, du texte et des fonds de couleurs).

Il substituera alors à la « maquette de placement » une image finalisée en « haute définition » et fournira à l'imprimeur soit des films obtenus par « flashage », soit un fichier numérique contrôlable par l'intermédiaire d'un système OPI.

Flashage

Cette opération réalisée par le photograveur ou une entreprise spécialisée consiste à produire les films nécessaires à la fabrication de la forme imprimante (plaques en zinc ou aluminium). L'équipement utilisé (flasheuse) transpose les informations du fichier numérique finalisé en éléments concrets et exploitables par l'imprimeur : les films « tramés » des quatre couleurs qui composent la quadrichromie dite CMJN (cyan, magenta, jaune, noir).

Ces films (ou le fichier numérique) servent également à réaliser l'épreuve contractuelle soumise au client pour approbation. Après d'éventuelles corrections une dernière épreuve définitive appelée « BAT » (bon à tirer) est fournie à l'imprimeur qui pourra alors réaliser les plaques d'impression et s'efforcer au cours du « tirage » de respecter ce BAT.

Épreuve

Le document numérique achevé, on va produire l'épreuve contractuelle (appelée abusivement Cromalin ou Iris, qui sont des marques de systèmes d'épreuves) qui anticipera l'aspect définitif et la conformité du travail (la typographie, l'emplacement des illustrations, le respect des couleurs). Ce document devenu « bon à tirer » servira de référence à l'imprimeur qui devra en respecter l'aspect. L'épreuve est dite contractuelle car elle sert de référence en cas de litige.

L'épreuve peut être produite à partir des films, elle est « analogique » (Cromalin, MatchPrint) ou à partir du fichier numérique finalisé et dite alors « numérique » (Iris, Cromalin Digital).

Imposition

Lorsque l'imprimeur reçoit les films ou les fichiers numériques de toutes les pages qui constituent l'ensemble de sa commande, son rôle consiste à en prévoir l'imposition, c'est-à-dire de disposer les pages par « cahier ». Cette disposition est particulière à son système en fonction de sa presse, du format, du nombre de pages, du pliage et du façonnage. Souvent l'imprimeur réalise une épreuve de contrôle appelée aussi Ozalid afin de s'assurer de la bonne séquence des pages et du pliage correct. Ce document sera plié et découpé afin d'en faire une morasse.

L'imposition peut également se contrôler à l'aide d'un polichinelle : petit papier au format A4 plié autant de fois qu'il y a de poses dans le cahier, comme un petit livret dont les pages sont numérotées. Une fois déplié, le polichinelle donnera le plan d'imposition.

Création des plaques

Les plaques d'impression qui constituent la forme imprimante d'un travail peuvent être réalisées de deux façons. De manière traditionnelle, à partir des films fournis ou obtenus par la technique du flashage CtF. Cette technique n'existe plus à ce jour ou, alors, dans de très rares cas. Ou bien, directement d'après le fichier numérique finalisé par la technique CtP.

« Bon à tirer » (ou BAT)

À la fin du travail de photogravure ou de PAO, lorsque la page complète est assemblée, les images et les textes mis en place et les couleurs ajustées, un contrôle est effectué au moyen d'une épreuve sur papier, d'abord dans un but interne pour vérifier le travail accompli et pour soumettre également celui-ci à l'approbation du client. Celui-ci peut alors demander des corrections ou des modifications et une nouvelle épreuve devra lui être soumise.

Lorsque le client est satisfait et accepte le résultat, il signe et date cette épreuve qui devient le « bon à tirer » (« BAT »). Ce document déclenche alors le travail de l'imprimeur, la réalisation de la forme imprimante et sera son référentiel. Il guidera l'imprimeur qui devra se conformer à l'« image » de ce BAT tout au long du tirage.

3/ Impression

On commence par procéder au « calage » : mise en place des plaques sur les cylindres de la presse offset : machine à feuilles ou rotative, puis le conducteur procède au réglage des encriers (estimation du débit d'encre en fonction des consommations selon les parties claires ou sombres de l'image qui sera imprimée).

Vient ensuite le « pré-encrage » qui consiste à débuter l'impression lentement pour laisser l'encre se répartir sur les rouleaux, « nourrir » le blanchet et vérifier que l'image s'imprime correctement. Cette partie du tirage qui est une phase de réglage est détruite ou réutilisée ; elle est appelée la « gâche papier » ou « macule ». Le conducteur doit également vérifier et ajuster le repérage de l'impression des quatre couleurs selon que la presse a un ou deux ou quatre cylindres d'impression simultané. Selon le souhait du chef d'atelier ou (et) du conducteur, l'ordre de passage des couleur peut varier. Pour une presse une couleur (rare en Occident au XXIe siècle) si l'atelier n'est pas sous contrôle hygrométrique, on risque que le papier « travaille » (souvent en éventail) entre l'impression des couleurs, le choix sera dès lors de commencer par l'impression du jaune. Mais cette technique à son revers car il est difficile de maintenir tout au long du tirage la régularité de l'encrage (par manque de contraste). Pour une meilleure visualisation de l'intensité de l'encrage, le choix se portera par commencer le tirage par le rouge, ensuite le jaune, le bleu et, en dernier lieu, le noir afin de « contraster » à la demande le tirage.

Dès que l'encrage est correct et après vérification de la « barre de contrôle » (élément de mesure et de contrôle de la qualité appelée « gamme »), on affine le résultat pour être en conformité avec le BAT. Si le client est présent au tirage, il signe alors le « bon à rouler » ou il peut déléguer cette fonction à un BaTman : professionnel des arts graphiques, bien souvent ancien conducteur, qui est là pour régler les « compromis ». Il vérifie également l'ozalid (tierce), le repérage, le registre et souvent il contrôle aussi le façonnage. (en leurs absences, le chef d'atelier ou le conducteur assument cette fonction).

Le tirage proprement dit peut commencer ; c'est le « suivi du tirage ». L'opérateur a une tâche bien précise pendant l'impression, celle de vérifier la stabilité de celle-ci : équilibre entre l'eau et l'encre, correspondance de la couleur vis-à-vis du modèle ou de la référence couleur qui lui est fournie. Au cours du tirage, il effectue différents relevés afin de contrôler ses réglages (à l'aide de la gamme de contrôle, visuellement ou à l'aide d'un densitomètre, manuel ou automatique par balayage) et être attentif aux défauts d'impression pouvant nuire à la qualité de son travail.

Tout au long de l'impression, il doit également s'assurer de la quantité suffisante d'encre, se trouvant dans les encriers et vérifier la qualité de sa solution de mouillage. Il a une obligation finale, celle de livrer au département de la finition ou du façonnage la quantité nécessaire à la transformation du papier (ou du support d'impression).

Le travail des opérateurs ou de ses assistants se termine par l'entretien de la presse (nettoyage si nécessaire des différents organes de celle-ci) en vue d'une nouvelle impression.

4/ Finition

Le travail de finition, appelé « façonnage » comporte plusieurs opérations :

  • pliage du cahier,
  • massicotage (couper le document au format définitif),
  • assemblage des cahiers (par piqûre, collage ou agrafage),
  • reliure (dans le cas de livres ou revues de luxe) et distribution.

Avec les machines rotatives, les opérations de pliage, massicotage et même l'assemblage sont souvent automatisées et réalisées en continu sur la même machine.

Les techniques peuvent différer quelque peu selon le support et l'application finale.